Économie : 1 € égal à 1 $, une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Le taux de change actuel de 1 € pour 1 $ est une bonne nouvelle pour les exportateurs français, qui deviendront plus compétitifs sur le marché mondial. En même temps, c’est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs français, dont le pouvoir d’achat sera réduit.

Un record historique

Pour la première fois depuis 2002, l’euro a atteint, le 11 juillet, la parité avec le dollar américain en raison de l’inflation et de la guerre en Ukraine. La baisse de la valeur de l’euro par rapport au dollar peut stimuler les exportations, mais elle peut aussi désavantager les nations européennes en matière d’énergie puisque les achats de pétrole sont effectués en dollars.

Que signifie la parité pour l’économie française ?

La baisse de la valeur de l’euro est une aubaine pour les exportateurs français, qui deviendront plus compétitifs sur les marchés internationaux. Ces dernières semaines, le dollar américain a reconquis sa réputation de valeur refuge, augmentant de près de 14 % sur l’ensemble de l’année. Ce bouleversement est notamment dû au conflit en Ukraine et à la dépendance importante de plusieurs économies européennes aux hydrocarbures russes. Le dollar a été soutenu par la politique monétaire de la Réserve fédérale, qui a augmenté ses taux directeurs de trois quarts de pour cent à la mi-juin, comme le rapportent les Echos.

Les effets négatifs du pouvoir d’achat de l’euro pour les Européens se sont déjà fait sentir, et ils deviennent plus apparents avec l’inflation. Les articles non alimentaires peuvent faire l’objet d’une inflation si l’euro continue de baisser. Pour certains secteurs comme les compagnies aériennes, la dépendance des prix du kérosène ou les petites entreprises non exportatrices vont subir la hausse des coûts sans profiter du gain de compétitivité permis par une monnaie plus faible.

  Inflation : l'iPhone bradé au profit des touristes

Quelles sont les issues pour améliorer la situation ?

Il existe des solutions, certaines plus réalisable que d’autres, pour pouvoir améliorer cette situation de crise, notamment :

  • encourager les exportations en proposant des allègements fiscaux et d’autres incitations
  • promouvoir les investissements dans les entreprises européennes
  • aider les pays européens à devenir plus efficaces sur le plan énergétique
  • œuvrer à la résolution du conflit en Ukraine

Chacune de ces mesures contribuerait à améliorer l’économie européenne et à la rendre plus résistante aux chocs comme celui que nous vivons actuellement. À court terme, toutefois, la meilleure chose à faire est de surveiller de près la situation et de prendre des mesures pour en atténuer les effets négatifs.

Le taux de change actuel de 1 € pour 1 $ est une bonne nouvelle pour les exportateurs français, qui deviendront plus compétitifs sur le marché mondial. En même temps, c’est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs français, dont le pouvoir d’achat sera réduit. La baisse de la valeur de l’euro par rapport au dollar peut aussi désavantager les nations européennes en matière d’énergie, puisque les achats de pétrole sont effectués en dollars. Il existe des solutions, plus ou moins réalisables que d’autres, pour améliorer cette situation de crise. Quoi qu’il en soit, la vigilance est de rigueur pour traverser cette crise.

Plus de publications